04/10/2004

Retour de Week-end...

Je viens de rentrer de la gare, je dépose mes valises et je viens vers toi, tu es affalée de tout ton long dans nos coussins, pas envie de te réveiller, alors je t'en pique juste quelques un pour m'assoir devant l''ordi que j'allume sans bruit, il illumine la cuisse qui sors de la couette, ça me donne envie de la croquer, mais avant j'ai envie de papoter dans le vide réel, rempli du virtuel de mes mots, de vos mots, me vider de ce Week-end d'Eux.


 
Départ vendredi après midi, c'est un de ces week-end qui à lui seul nous paye notre nid douillet en plein coeur de Paris, un Week-end chez notre ami, dans son manoir, je ne vois pas comment appeller d'autre cette maison remplie de coin de recoins de marches de tours d'endroit discret entourés de pierres mais chaleureusement décoré probablement par un des architectes "dernier cris" de la capitale, luxe, beauté, un peu comme un manoir revisité à la façon des "milles et une nuits" qui n'inspire que volupté sensualité, passion et délices.  Vendredi soir, petite soirée entre Notre ami et moi, il m'explique ce que seront ces deux jours ici, ce qu'il attend de moi et il m'écoute lui parler de toi, nous dormons ensemble, sans doute uniquement pour habiter notre solitude du souffle d'un autre.
 
Samedi, arrivée d'Eux, des couples principalement, de femmes belles, très belles, je pense à toi et regrette ton absence, mais c'est mon boulot aussi, c'est ma vie, je n'ai pas le choix, autant prendre ce qu'il y à de bon pour te le rendre après, te mettre dans un petit coin de ma tête, pour mieux te sublimer ensuite, après c'est maintenant en te retrouvant.
 
La nuit se fait chaude et caline, tout est prévu, d'immense chandeliers sont nos uniques source de lumières, des musiques orientales réchauffe et échauffe, esprits et corps, tout s'illumine de sensualité et de beauté, je joue mon rôle d'hotesse à la perfection, acceuillant les plus timides, encourageant les effusions, je donne de moi, je donne de toi, et elle est là, celle qui, ce soir sera toi, celle que je regarde en ne pensant qu'à toi, danses, effleurements, rires, regards étincellants, le champagne efface les dernières graines de timidités deci delà, les bulles la rendent fière, j'aime ce qu'elle inspire en moi, celle qu'elle projette en mon corps, sa peau se fait tienne, ses seins épouserait parfaitement les tiens, et ma bouche n'a d'envie que de les saisirs et de les gouter, ses cheveux blonds contrastent parfaitement avec les tiens, mais le sourire est le même, vos regards se confondent presque, et j'ai envie d'elle, je vais passer la nuit avec elle, à découvrir un corps que je ne connais pas et qui pourtant me semble familier, nous nous isolons, je lui ôte sa robe d'un geste, ses seins petit et ronds sont attendrissant, ses hanches creuses les coussins quand ma bouche effleure son ventre, ses cuisses se délient à forces de caresses, je m'ennivre d'elle, de sa candeur, elle m'enserre de ses cuisses et me déshabille à son tour, elle joue avec mes seins comme je suppose elle aime qu'on le fasse avec les siens, son souffle est fort et puissant, j'adore jouer avec ses cheveux, je lui carresse le cou, je fais ces gestes machinalement, j'y met de la tendresse en pensant à toi, il le faut, je suis payée pour ça, je dois l'oublier et donner, je la retourne et fait des dessins dans son dos, je dessine l'image que j'ai de toi, nous rions et jouons plus que de faire l'amour, mais la nuit est longue et pleine de surprises car elle n'est pas seule, son ami nous a retouvé, d'un éclat de rire nous l'acceuillons dans notre danse, d'un geste tendre elle m'invite à lui, là le vrai silence en moi commence, je n'ai pas envie de lui, fermer les yeux, oublier l'instant, sourire et rire, oublier ses mains sur moi, oublier son empreinte dans ma chair, oublier Lui.
 
Tu te réveille, je vais filer sous la douche et te rejoindre, ne te réveille pas trop mon amour, j'aime te réveiller avec ma bouche et entendre tes murmures et tes soupirs, tes prières et tes encouragement, à peine lucide, que tu me sente en rêve, que tu jouisse en te rendormant, j'arrive.............

11:18 Écrit par lucy | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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